« Nantes, la Loire et nous ». C'est le grand débat lancé actuellement par les 24 communes de la métropole nantaise pour tenter de comprendre une histoire et dégager des pistes de réflexion pour l'avenir. Car il y a urgence.
En effet, depuis le comblement des bras de la Loire entre les deux guerres, la «Venise de l'Ouest» s'est coupée de son port et de son fleuve. Amputée de son âme, elle cherche à tâtons de quoi réveiller ses vieilles certitudes ligériennes qui la faisaient autre et semblable aux grandes cités maritimes quand les navires entraient et sortaient au rythme des marées et des saisons. Les eaux de l'Erdre et de l'Atlantique se mélangeaient intra-muros pour le plus grand plaisir des habitants et des passants. En reflétant leurs éclats singuliers sur les belles façades des hôtels particuliers aux mascarons éblouissants.
Pour ce vingtième numéro de «Nantes Privilège», nous ne pouvions vous offrir plus belle réminiscence. En évoquant le passé bien sûr mais en laissant la porte du souvenir grande ouverte sur le bel aujourd'hui d'un Nantes en perpétuelle évolution. Johanna Rolland, notre nouvel édile, confesse ici sa passion ligérienne et ses ambitions nantaises. Librement.
Vous trouverez aussi dans ce magazine aux couleurs de la tradition et de la modernité des portraits conjugués d'une ville qui bouge et qui se ressource sans cesse pour mieux se métamorphoser...
Même si, ici, nous aimerions que l'eau revienne au cœur de la cité et qu'un nouveau pont transbordeur enjambe un jour les bras de la Loire, le sujet ligérien a toute son importance et nous le soutenons inconditionnellement sous tous ses aspects.
Bonne lecture en ce printemps qui chante et enchante de ce «Nantes Privilège» qui porte bien son nom tant il est vrai qu'aimer cette emblématique cité portuaire aux mille visages est un bonheur à partager chaque jour...

Hervé Louboutin