Kaléidoscope de cet été, il est composé de séquences très variées de l'art de vivre baulois étendu jusqu'aux marais de Brière où volent, à Ker Anas, des oiseaux de légende. Sous les couleurs rouges et blanches des Derbys, portées par Jean-Claude Driancourt, l'ambassadeur inspiré de la station...
La peinture, la gastronomie, l'hôtellerie, la décoration, la lecture, le farniente, le sport et la culture et tant d'autres occupations vécues dans la décontraction de cette période estivale qui rend les choses moins difficiles, car moins stressantes, moins galopantes... Même si La Baule affiche complet en saison, la Presqu'île est vaste pour conquérir les coeurs et leur donner, librement, de quoi absorber tant et tant d'émotions ! Laissez-vous donc porter par le charme absolu de ce territoire de sable et de sel qui rend la vie si facile, si utile et si belle...
Notre presque... île, comme l'écrivait Julien Gracq, est faite pour l'apesanteur : « Dès qu'il approchait un peu près de la côte, il y tombait comme un caillou tombe de la main ouverte ; il voyageait vers la mer comme une journée heureuse vers la promesse du sommeil : engloutissante, sans bords. »
Oui, c'est bien d'apesanteur qu'il s'agit, comme si la baie et la Presqu'île nous portaient au-delà de nous-mêmes, pour une traversée en ballon, dans le paradis de nos enfances insurpassables.
Alors, le pays baulois apparaît pour ce qu'il est vraiment. Celui de la quête familiale par excellence. Autour des pelles et des rateaux. Châteaux de sable emportés par les marées qui rythment le jour et la nuit, la joie et l'innocence...

Bon été parmi nous, avec ces témoignages de vie, de passion et de traditions entremêlés qui sont le socle des expériences vraiment partagées.
Insulaires nous sommes. Insulaires nous restons.

Hervé Louboutin