Avec l'été qui approche, la Presqu'île se prépare à recevoir ses fidèles habitués qui viennent y chercher une certaine douceur de vivre et la beauté de ses espaces singuliers, iodés et maritimes. Plages que l'on espère ensoleillées et pays d'intérieur bordés de joncs et de pins constituent un environnement rêvé. Ici, le pays semble avoir été conçu pour le repos absolu des corps et des âmes. Ce farniente atlantique bordé par la pratique de tous les sports et de l'art de vivre familial poussé à son paroxysme. La Presqu'île, magnifiée par Julien Gracq, inspira aussi le grand Balzac et même Stendhal qui y puisèrent une écriture nimbée de « sel-titude »... Compagnon de votre été depuis un quart de siècle, La Baule Privilège qui vient de changer de mains, mais pas d'humeur, vous offre un portrait de la baie qui est une sorte de kaléidoscope vivant de son passé et de son présent. Voire même de son devenir. Comme une écriture singulière devenue, avec le temps, une signature familière...
Dans ce numéro, d'évo- cations et de respira- tions nouvelles, un vi- sage de La Baule, à la fois intimiste et ouvert, s'offre à vous comme une invitation au partage. D'une saga balbutiée par François André, à Ker Olivier (Guichard), l'« arrière-bou- tique » de l'ancien ministre du Général, en passant par les pre- miers pas baulois d'une future élève de la rue d'Ulm et la pas- sion indochinoise d'une petite fille aux yeux d'Asie, c'est tout un « village » qui balance entre hier et son bel aujourd'hui..Merci, La Baule... Hervé LOUBOUTIN





